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Points clés à retenir
- Le départ s’échelonne de fin septembre à début décembre, pic mi-octobre à mi-novembre
- Le seuil de 5°C déclenche le regroupement puis le départ
- 15 jours de vol vers le sud, 200 à 400 km parcourus par jour
- Jusqu’à 35% des étourneaux urbains restent en France toute l’année
- Retour prénuptial de fin février à avril selon les régions
Quand partent les étourneaux : les dates clés à retenir
Quand partent les étourneaux ? C’est la question que me posent régulièrement des propriétaires qui, en fin d’été, voient leurs jardins envahis de nuées bruyantes avant qu’elles disparaissent d’un coup. Le grand départ s’échelonne de fin septembre à début décembre selon les régions, avec un pic migratoire situé entre mi-octobre et mi-novembre, selon vacheverte.fr. Ce n’est donc pas une date unique, mais une fenêtre de plusieurs semaines.
maisonhive.com confirme cette tendance : le mouvement atteint son pic entre octobre et la mi-novembre. Sur le terrain, on voit souvent les premiers groupes se former dès la fin septembre dans le nord de la France, alors que le sud reste calme encore quelques semaines.
Pourquoi les dates varient selon les régions et les années
La variation tient à deux facteurs : la latitude et la météo de l’année. Un automne doux repousse le départ, un coup de froid précoce l’accélère. Avant de vous fier à un calendrier générique trouvé en ligne, regardez plutôt les prévisions météo locales des semaines à venir.

Pourquoi les étourneaux migrent : le déclencheur du froid
Le vrai moteur du départ n’est pas le calendrier, c’est la température. deco-renov.fr est clair sur ce point : quand elle descend en dessous de 5 °C et que l’insecte devient difficilement accessible, les étourneaux commencent à se regrouper, signe avant-coureur du départ imminent. maisonhive.com confirme ce seuil, associant le froid durable, souvent sous 5 °C, à la raréfaction de la nourriture.
Concrètement, voilà ce que je retiens de ce mécanisme : l’étourneau sansonnet se nourrit surtout d’insectes du sol. Le gel durcit la terre, l’accès aux larves se ferme, et l’oiseau part chercher un climat où il peut encore manger.
Le piège classique, c’est de croire à une date de migration fixe et gravée dans le marbre. En réalité, le déclencheur est météo : un hiver précoce avance tout le calendrier de plusieurs semaines.
Où vont les étourneaux qui quittent la France
Les oiseaux qui migrent rejoignent le sud de la France, la Côte d’Azur, les pays méditerranéens ou des régions plus chaudes comme l’Afrique du Sud, après un voyage d’environ 15 jours, d’après nicematin.com.
Côté performance de vol, les chiffres ne mentent pas : vacheverte.fr indique une vitesse de croisière de 60 à 80 km/h, pour une distance quotidienne de 200 à 400 km, entrecoupée d’étapes de repos et de nourrissage. Un étourneau ne fait donc pas le trajet d’une traite.
Les étourneaux qui restent en France toute l’année
Voyons maintenant un point que la plupart des articles glissent sous le tapis : tous les étourneaux ne partent pas. Le LPO distingue trois statuts d’oiseaux présents en automne dans une même région : la population nicheuse locale, des individus migrateurs de passage et des hivernants venus du nord et de l’Est de l’Europe.
En zone urbaine, la sédentarité est même la norme pour une partie du groupe. Une étude 2024 citée par europiso.fr montre que jusqu’à 35 % des étourneaux urbains restent présents toute l’année en France. La ville offre chaleur, éclairage nocturne et nourriture accessible même l’hiver, ce qui change la donne pour ces populations.
À l’usage, ça change la donne dans la façon de comprendre le phénomène : la migration des étourneaux n’est pas un mouvement uniforme sur tout le territoire. C’est un mélange de populations qui partent, restent ou transitent, selon leur origine et leur habitat.
Le retour des étourneaux au printemps
La migration prénuptiale démarre dès la fin de l’hiver, avec des retours qui s’étalent de fin février à avril, selon deco-renov.fr. Mais attention, cette fourchette n’est pas universelle : nicematin.com décrit, pour la Côte d’Azur, des arrivées dès la mi-octobre, un hivernage complet sur place, puis un départ vers le mois de mars.
Une règle simple que j’applique systématiquement quand une source régionale contredit une tendance nationale : je considère les deux comme vraies, mais appliquées à des populations différentes. Ici, les étourneaux qui hivernent sur la Côte d’Azur ne suivent pas le même calendrier que ceux qui remontent vers le nord de la France au printemps.
La journée type d’un dortoir d’étourneaux avant le départ
C’est l’angle que je trouve le plus parlant pour comprendre l’espèce, et pourtant peu de guides le détaillent. royaume-eternel.com décrit un rythme quotidien précis : les étourneaux quittent le dortoir à l’aube pour se nourrir dans les champs, les prairies et les zones urbaines, dans un rayon de 20 à 40 km. Ils reviennent en fin d’après-midi pour une nouvelle murmuration avant de se poser pour la nuit.
Ce spectacle du soir, ces nuées qui dessinent des formes dans le ciel, se répète chaque soir tout l’hiver. Ce n’est pas un signe de départ imminent, contrairement à une idée reçue : c’est simplement le comportement social normal de l’espèce, qu’elle soit en migration ou déjà installée pour la saison.
Reproduction et cycle de vie : ce qui influence les mouvements migratoires
Le calendrier de la ponte
Le LPO détaille un cycle précis : la première ponte comprend généralement 4 à 6 œufs, couvés 12 jours. Les jeunes continuent d’être nourris par les parents et deviennent autonomes 10 jours plus tard.
La deuxième nichée, un facteur de retard
60 % des adultes entreprennent une deuxième ponte dès la première terminée, toujours selon le LPO. Ce détail explique en partie pourquoi certains individus quittent leur territoire plus tard que d’autres : ils attendent que la seconde couvée soit sevrée avant de rejoindre les groupes migrateurs.
Sur l’espérance de vie, fgdon35.fr rapporte que la plupart des étourneaux vivent environ 4 ans, mais que certains dépassent les 10 ans.
Étourneaux et cultures agricoles : un enjeu lié au calendrier de départ
Le calendrier migratoire n’a pas qu’un intérêt d’observation, il a un impact économique direct. fgdon35.fr signale que, de novembre à janvier, pendant 2 à 3 semaines après la levée des céréales, les attaques d’étourneaux sont très fréquentes. Cette pression coïncide avec la constitution des pré-dortoirs en fin de journée, quand les groupes se rassemblent avant de partir se nourrir massivement.
Dans mon expérience de conseiller en rénovation et en valorisation de terrain, ce point intéresse aussi les propriétaires ruraux qui envisagent des cultures ou un potager conséquent : anticiper ces pics saisonniers évite bien des déconvenues sur les semis d’automne.
Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie de l’étourneau sansonnet ?
D’après fgdon35.fr, la plupart des étourneaux sansonnets vivent environ 4 ans, mais certains individus peuvent dépasser 10 ans dans de bonnes conditions.
Que mangent les étourneaux ?
Les étourneaux se nourrissent principalement d’insectes et de larves trouvés au sol, ce qui explique leur départ dès que le gel rend cette nourriture inaccessible. En dehors de la saison froide, ils complètent leur régime avec des fruits et des graines, notamment en zone urbaine où quand partent les étourneaux dépend justement de cette disponibilité alimentaire.



